Avant d’aborder le principe de
socialisation, il me semble important de rappeler sa définition :
« Nous définissons la socialisation comme étant le processus par
lequel la personne humaine apprend et intériorise tout au long de sa vie les
éléments socioculturels de son milieu, les intègre à la structure de sa
personnalité sous l’influence d’expériences d’agents sociaux significatifs, et
par là s’adapte à l’environnement social où elle doit vivre. (…). La
socialisation est le processus d’acquisition (…) des « manières de faire, de
penser, de sentir » propres aux groupes, à la société où une personne est
appelée à vivre. » (Guy Rocher, Introduction à la Sociologie générale,
1970.)
On parle de socialisation que
s’il existe des moyens d’interactions constructives. Avant l’application de la
loi Haby, les filles et les garçons étaient scolarisé dans des établissements
différents et suivaient des cursus différents ce qui ne permettaient pas
l’interaction des genres. C’est à partir de 1975 avec la loi Haby que la mixité
fut instaurée progressivement entre les années 1950 et 1970 signes du début du
mélange des genres à l’école et la coéducation dans un même lieu scolaire. Cette
généralisation de la mixité s’est produite dans un contexte d’exode rural
intensifié et d’une forte croissance démographique.
Pour Condorcet ou Alice Wood, grande défenseuse anglaise de la
coéducation au début du XXe siècle, la mixité à l’école était une forme de
féministe égalitaire et non seulement une stratégie économique des Etats.