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samedi 9 janvier 2016

Vers une gestion autonome des conflits dans la classe.



Après les attentats vécus à Pars, il devient primordial d'instaurer une éducation à la violence à l'école. Cette article me permet d'exprimer mon intérêt face à cette urgence social qui doit être prise en compte dans notre habitus professionnel. Tous pédagogues doivent avoir comme préoccupation première d'instaurer un climat propice à l'apprentissage par la gestion autonome des conflits par les élèves et pour les élèves.
Éduquer à la non-violence et à la paix, c’est tout un programme. Tel était le titre du forum « La non-violence à l’école » qui s’est tenu à Paris le 18 novembre 2005. Il était organisé par la Coordination française pour la Décennie de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix. Celle-ci présentait à cette occasion son programme pour l’éducation à la non-violence et à la paix , rédigé « comme si » celui-ci devait devenir un programme officiel de l’éducation nationale destiné à toutes les classes de la petite section de maternelle jusqu’à la classe de troisième pour une heure d’éducation par semaine et par classe. Ce programme propose aux élèves une formation qui développe chez eux des habiletés psychosociales leur permettant de contribuer à l’amélioration du « bien vivre ensemble»


Dans la liste des compétences à développer, sous la rubrique « compétences centrées sur l’autre », le programme énonce « la gestion non-violente des conflits » : « Cet enseignement vise à apporter aux élèves des connaissances sur le rôle du conflit dans le processus de socialisation, sur différentes formes de violences et leurs causes, sur les mécanismes d’escalade de la violence et les moyens qui permettent de la désamorcer.

Il vise à leur apprendre à connaître leurs propres réactions au cœur du conflit, à leur faire prendre
conscience de leurs émotions (peur, colère, etc.), à leur permettre de prendre du recul pour les laisser s’apaiser, à leur apprendre à parler sans agresser, à reconnaître et à définir la situation problématique , à distinguer la personne de son comportement pour se centrer sur l’objet précis du conflit, à anticiper sur les conséquences de leurs actes, à imaginer des solutions susceptibles de convenir aux protagonistes du conflit, à concrétiser un accord et à appliquer la solution choisie. »

L'enseignant doit véhiculer les valeurs de la République afin de permettre un changement significatif dans les relations humaines. Initier à la gestion des conflits de manière non-violente formera à coup sure des citoyens capable de vivre-ensemble pour l'intérêt de tous.


1 commentaires:

philippe lemaire a dit…

très bon article

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